Lundi 26 juillet 2010
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Au fin fond d'un sahara quelconque.
Le squelette d'une vache à trois cornes broute nonchalamment une rose des sables jalousée par une pierre qui roule. Je suis assis
sur un divan en cuir laponais, un tapis persan sous mes pieds nu ondule de fractale en arabesque. Une goutte de sueur coule le long de mes Ray-ban Poncholeresque de contrefaçon bon marché.
L'étiquette, indiquant en lettre puissamment banale "prix à négocier après débat de consentement mutuel", me lacère l'arrête de mon naseau au rythme des coup de butoirs orchestré par un vent
chafoin à l'odeur purpurine, me susurrant à l'oreille une ode oublié, une supplique pour peindre je ne sais quoi en je ne sais quelle couleur. Posé sur l'accoudoir de la comodité tanné, une
amphore de taille prétorienne rempli de nectar caféïné. Une longue paille cours en colimaçon de l'embouchure du sémaphore jusqu'à mes lèvres asséchées, mais expertes en tété bucchale et sonore.
Je regarde la vache, le squelette me regarde. Au fond, un cactus danse la carioca. Les sabots du cactée caracolent sans bruit en direction de mes orteils qui composent un air de schubert.
Moi et la vache nous nous retrouvons nez à naseaux. Je sens son haleine paléolithique lissé ma capilosité disparaissante. Une
truite sans chaire sur un monocycle wagnerien boude le long d'un chemin pavé de bonnes détentions. Les ovines molaires se désolidarisent et du fond de leur éternité me hurlent "Gare d'Austerlitz
deux minutes d'arrêt!". Une alarme retentit, et cette anxiété enfle et gonfle et rempli chaque parcelle de grain de sable qui hurlent et crient et me déchirent les paupières, encore engluer du
sommeil des profondeurs. Je lorgne entre deux cils ce réveil qui se gausse. Une clochette dodelinante gaiement me rappel que le temps est une fuite parsemée inexorablement de pointillé.
Par muhammad lust
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Publié dans : teske
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Mardi 10 mars 2009
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00:57
Spoutnik était dubitatif. Ce n'est pas un état qu'il affectionne particulièrement. Pourtant il ne pouvait s'empêcher de l'être. Dubitatif. Tout à coup, il se prit
d'affection pour cet état, qui est très loin de la Louisiane puisque proche de l'Ohio. Rien ne pouvait laisser prévoir une telle commisération. Spoutnik, tellement préoccupé par son Kentucky ne se
rendit pas compte qu'il stationner depuis des lustres dans le couloir de cet immeuble mal éclairé. Son paillasson lui adressait un "bienvenue" usé par une campagne de semelles qui étaient bien
décidé à laver l'opprobre de la rue sur sa drue chevelure de bleubite. La porte lui signalait son matricule, un vaillant sept surplombant un huit suicidaire, le tout surveillé par un judas que
Moscou envierait. Pennsylvanie ou pas, il ne pouvait se permettre de s'éterniser dans ce hall de transit, alors ses mains entreprirent son manteau à la quête du déloqueur de verrou. Une fois que
l'objet convoité s'enroula autour de ses doigts velus (car du poil sur la main, il en avait) il pressa son bras alerte vers la serrure gardienne de ses intimités. Stupeur et effondrement. Il n'eût
guère le temps d'effectuer le coït quotidiennement effectué par le subtil ouvreur avec son amante d'indiscrétion, car la porte, taillé comme un videur de boîte de nuit, laissé entrevoir un filet de
lumière provenant de l'intérieur, chose qu'elle n'était pas habitué à faire. Elle était ouverte. Le Michigan l'envahi.
Karl Marx marchait dans les rues de Chicago, mâchouillant un cigare qui tremperait bien son feuillage au bord de quelques piscines agrémentées de pina collada. Il rabattit le col de son imperméable
d'un beige à qui on donnerait Satan sans confession vers ses oreilles que la bise cinglante chatouillait et irritait. Il ne supportait pas le froid, surtout lorsqu'il était sournois. Sa tête
s'enfonçait de plus en plus dans son chapeau qui rêverait de lutter contre quelque divinité solaire, histoire d'éprouver un peu la subtile sensation de légèreté que procure la sécheresse. Si Karl
Marx errait ainsi sans but dans les rues de la ville qui brasse de l'air, c'est parce qu'il était en proie à des questions qui pour le moment restaient à l'état de question. Pire. Elles
s'entremêlaient, s'entrechoquaient, s'enchevêtraient sans laisser le moindre indice d'un début d'un quelconque commencement. Son esprit s'était égaré dans les méandres d'un dédale tortueux, perdu
dans un labyrinthe jonché d'impasses et de chausse-trappes. Il se laissait guider par ses pas, arpentant les trottoirs de la ville aux grandes épaules, champs de bataille pour les lampadaires et
les vitrines, à qui remportera la luminosité suprême, suivant un chemin que seul ses Méphisto (qui juraient pourtant avec son manteau) semblait connaître. Ses doigts jaunis par les tue-l'ennui
qu'il affectionne tant se perdirent dans sa barbe sylvestre, cherchant désespérément un menton qui pourrait avoir disparu au temps d'un âge où la mémoire de l'homme n'y a jamais mis les yeux. A
corps meurtri dans sa réflexion, il ne se rendit pas compte qu'il faillit entrer en collision avec un objet de forme imposant, tout au moins suffisamment imposant pour le faire tomber à la renverse
sans que l'objet susnommé n'en éprouve aucune émotion. Remis de son émoi à lui, il tomba en arrêt face à la colossale machine qui semblait le narguer. Et soudain, une lueur transfuge traversa son
regard de corneille affamée. Bon sang. Tiendrait-il le début d'un commencement?
Seijuro yamanoguchi déambule sur la montagne d'un pas nonchalant mais conscient, appréhendant la nature comme il a toujours fait, à l'écoute de la moindre respiration, du moindre souffle émit par
les organismes et les énergies qui l'entourent. Ses pas se posent avec légèreté, prenant bien garde de ne pas blesser une éventuelle créature qui aurait le malheur de ne pas pouvoir hurler son
existence. Il accorde sa respiration avec son environnement. Un sourire éclaire la montagne endormie.
A suivre...
Par muhammad lust
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Publié dans : Brin de rien
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Samedi 28 février 2009
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00:04
A voir ma tronche dans cette glace
Constater qu'elle n'a pas sa place
Sur cette terre viciée de rite
Je désespère d'être un ermite
Anachorète au fond d'une crique
Où je pourrai fuir tout ce cirque
Et c'est comme une rage de dent
Que j'hurle mon mépris à ces gens
A voir ces hommes qui se pignolent
Ces gros connards sur leurs bagnoles
Éjaculent leurs fiertés viriles
A tout bruit sur toute la ville
A celui qui pisse le plus loin
Celui qui boufferait du foin
Avec misandrie mise à part
Je vomirai tous ces connards
A voir ces femmes et leurs méthodes
De voiler leurs charmes qui s'érode
Portant un teint plein de promesse
C'est du botox ou d'la peau d'fesse
De mascara en mascarade
Au garde à vous pour la parade
Ce n'est pas être misogyne
Si je me vide sur leurs jeans
A voir tous ces cons qui s'engouffrent
Comme s'ils fuyaient satan son soufre
Et sans avoir un seul regard
Pour celui qui est en retard
Mais c'est leur métropolitain
Moitié proxo trois quart putain
Devant tout ce d'abord ma gueule
Comprenez-moi que je dégueule
A voir cette masse qui se lance
Magma informe qui entre en transe
Car leurs vies sont dans ces boutiques
Diamant parfum et complet chic
Ça me donne des envies de gerber
De voir ces moutons sans berger
Ce damner dans ces précipices
Avouer que ma haine est propice
A voir ce monde qui s'étiole
Sans cesse en guerre pour des babioles
A défendre un honneur perdu
On en oublie sa vie rendue
Obsolète par qui mènent la danse
Ceux pour qui c'est toujours Byzance
Et c'est pour ça que mon dégoût
J'le crache aux fronts de tous ces fous
A voir cette terre qui s'effrite
Au rythme des bombes qui s'agitent
En une farandole macabre
Que la violence laisse de marbre
Les gros cons qui l'ont décrété
Ceux qui la suivent à la télé
Ce n'est pas par égarement
Que je subit cet écoeurement
A voir mon univers qui plaide
Mon médiocre appel à l'aide
Mon inconfort dans ce bas monde
Due à ma honte trop rubiconde
Ce n'est pas par misanthropie
Que je lance que je gueule mon cri
C'est par ce que je n'existe plus
Aux yeux d'une femme qui m'a rompu
Par muhammad lust
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Publié dans : sans-son
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Dimanche 15 février 2009
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17:52
Ma langue connaît les goûts
De mes mots acerbes, ô croate
Ma langue connaît le goût
De mes affres au camphre de leurs désespoirs
Ma langue connaît les goûts
De tout ces mets, mais aussi de ces peut-être
Ma langue connaît les goûts
De mes défaites
De mes retraites
De ces modicités
Qui ont traversé
Mes diaphanes années
Et pourtant elle court elle danse et saute de joie
Ma langue
Ses narines te cherchent dans les recoins de ma mémoire
Ma langue
Elle se languit de ne pas pouvoir te voir
Ma langue
Elle attend impatiente la saveur de nos émois
Ma langue
Ma langue
Ma langue traque le goût
De ta peau à la douceur d’une promesse
Ma langue traque les goûts
De tes liqueurs jalousées par le plus capiteux des ivresses
Ma langue traque le goût
De tes essences qui exaltent les feux des miens
Ma langue traque le goût
De tes mots
De tes verbes
Calfeutré
Dans cette bouche
Où elle désire s’inviter
Et pourtant elle rit elle crie et donne de la voix
Ma langue
Elle se jette au blanc de mes divins espoirs
Ma langue
Elle exulte en grâce en liesse et déborde de toi
Ma langue
Elle se suspend à tes mystères inconnues même des moires
Ma langue
Ma langue
Qui t’attend
Par muhammad lust
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Publié dans : sans-son
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Mardi 10 février 2009
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/Fév
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00:38
Grabuge dans ma cervelle
je m'use en spirale idiomatique
calcul au Rhin de ma cambrure
j'asperge ce légume tant jalousé
glapit le chien que mon âne nu
cherche à braire en une égale liaison
à l'odeur plus terrible
que millet goût de cimetière
diantre l'espoir en est bouché
l'émérite volatile cherche son octave
et monte quérir la voûte impériale
avec sa majestueuse cours honnête
ses gens civilisés
et sa langueur indolente
con dû en perfusion
coincé dans l'oeuf au sage
le saurien dit le lexique
et tombe sur un dilemme
la cause n'étant pas complète
l'indexe zélé demeure médusé
pétrifié de perplexité
tendu comme un sprint
la Majorelle s'engonce
dans un abysse qui tend et accule
la paroi sur le vaurien
qui finalement s'évapore par tout les vices
occlusion
l'eau tomate m'a tuer
s'écria le pérodactyle
néphrétique
Par muhammad lust
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Publié dans : pouètrie
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